Mieux connaître sa consommation électrique permet de la réduire. Tel est le credo des adeptes des compteurs « intelligents » comme Linky, en cours de déploiement en France. « Une information en temps réel, directement transmise au consommateur, plus riche et plus fréquente sur la consommation, pourrait en effet assurer un rôle de sensibilisation et inciter le consommateur à mieux maîtriser ses usages », notait ainsi l’Ademe en 2011 en s’appuyant sur des études menées aux États-Unis, au Canada, en Scandinavie, aux Pays-Bas et Royaume Uni… mais pas en France. En effet, il n’existait pour notre pays aucune étude sur l’influence des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur les consommations d’électricité. D’où l’intérêt de l'étude que viennent de faire paraître Adnane Kendel et Nathalie Lazaric, deux chercheurs du Groupe de recherche en droit, économie, gestion (Gredeg) de l’université de Nice Sophia Antipolis. Elle a été menée sur 95 ménages.
Premier enseignement : la sensibilisation suffit à induire un changement de comportement, même sans le moindre équipement high-tech. En effet, le groupe non équipé a réduit ses consommations de 13 %, simplement en indiquant tous les deux mois leur consommation, en étant présent aux réunions, et en modifiant ses pratiques sans aide technique. Cependant, les familles équipées ont davantage changé leurs pratiques énergétiques : - 25 % pour le groupe 2, -28 % pour le groupe 3. La différence entre ces deux groupes peut sembler minime. Cependant, « dans le groupe 3, les changements de pratiques sont plus qualitatifs, indique Nathalie Lazaric.
Pour en savoir plus, retrouvez l'article complet le 21/09/2015 dans le supplément hebdomadaire d'Environnement Magazine.CM