Un an après l'appel des 30, la collectivité, présente sur World Efficiency, dresse un premier bilan de l'opération qui visait à attirer des industriels plus respectueux de l'environnement sur la vallée de la chimie. « L'appel à projets a retenu 16 lauréats, quatre opérateurs immobiliers et douze industriels », explique Frédéric Laroche, directeur de la mission Vallée de la chimie au Grand Lyon.
Ces projets occuperont environ la moitié des 60 hectares disponibles. Parmi eux, on peut citer Maïa Energie pour une unité de production de vapeur et d'électricité par gazéification de biomasse ou encore Serpol pour un centre de traitement des terres polluées par phytoremédiation. Des start-up en incubation se projettent également sur le site comme Lactips qui veut produire des matériaux plastique à partir de caséine de lait, Explorair qui analyse air et gaz, Ful pour la production de végétaux à destination de la chimie biosourcée ou encore Viia, une filiale de SNCF Fret qui veut installer une plateforme de ferroutage connectée à l'autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg. « Les premières installations sont prévues fin 2016 début 2017. L'acquisition du foncier par les opérateurs immobiliers, l'éventuelle dépollution, les autorisations administratives sont des étapes sur lesquelles nous accompagnons les industriels », précise Frédéric Laroche.
Autant d'obstacles à franchir malgré la mobilisation de tous les acteurs. Avec toujours une inconnue de taille, la date d'adoption du PPRT auquel les nouvelles implantations devront se conformer. Démarrée en 2008, il est annoncé pour la mi-2017. Fort de cette première expérience qui devrait conduire à la création d'environ 400 emplois, le Grand Lyon prévoit un 2e appel à projets en septembre 2016. D'ores et déjà, le pari de la collectivité de redonner un nouveau souffle à la Vallée de la chimie est gagné. « Les industriels propriétaires de foncier à vendre se mobilisent pour dépolluer et déconstruire. De quoi faciliter les nouvelles implantations », conclut Frédéric Laroche.