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L'UFC que choisir déplore l'inefficacité du crédit d'impôt rénovation énergétique (CITE)

LA RÉDACTION, LE 30 OCTOBRE 2015
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« Il faut rénover le crédit d'impôt rénovation énergétique », enjoint Alain Bazot, président de l'UFC Que choisir. L'association de consommateurs jette encore un pavé dans la mare. Après avoir critiqué le label Reconnu garant de l'environnement (RGE) en juin 2014, elle dénonce désormais « le fiasco du CITE » et publie son enquête. Sa conclusion ? Depuis 2006, le marché de la rénovation énergétique n'a pas progressé et aucun effet d'entraînement par cette stimulation fiscale n'a été observé. Plus inquiétant encore, seulement 58 % des opportunités de travaux de rénovation ont été saisies par les consommateurs en 2013. « Lors d'une rénovation de toiture, refaire l'étanchéité sans prendre en compte l'isolation est une erreur souvent commise alors que le coût de l'isolant est relativement faible », illustre Nicolas Muchnino, chargé de mission pour l'association. L'UFC Que choisir explique cette inefficacité notamment par le manque de clarté du CITE. « Depuis sa création en 2005, le crédit d'impôt a été modifié sept fois. La compréhension du dispositif reste difficile, même pour les professionnels. Et seulement un ménage sur deux en a eu connaissance avant le début des travaux. »Un crédit d'impôt trop éloigné de la performance globale Le défaut principal du CITE soulevé par l'UFC ? Être attaché aux équipements installés et non pas à la performance globale énergétique obtenue. Nicolas Muchnino déplore par exemple que les travaux engagés ne sont pas les plus efficaces : « les Français ont davantage changé leurs fenêtres - 41% des travaux -  bien qu'elles ne représentent que 10% des déperditions d'énergie. Ils n'ont entrepris des travaux d'isolation que dans 34% des cas alors que ce poste entraîne jusqu'à 75% des pertes énergétiques. » L'UFC que choisir dénonce aussi l'effet plancher du CITE, qui incite à choisir des produits tout juste assez performants pour être éligibles. L'étude OPEN 2014, dont les résultats ont été dévoilés par l'Ademe en janvier, précisait cependant que « les performances thermiques des solutions retenues progressaient globalement sur la période de 2006 à 2013 ». Moins pessimiste, elle soulignait également que l'objectif du gouvernement de 500 000 rénovations par an à partir de 2017 semblait atteignable.Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2016, l'UFC que choisir appelle donc les parlementaires à instaurer un crédit d'impôt progressif, basé sur la performance thermique, comme c'est le cas en Allemagne. Cette idée ne date pas d'hier puisque l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) recommandait déjà dans son rapport de juillet 2014 de « mettre fin progressivement aux aides accordés au coup par coup, pour de nouveaux équipements » et « d'établir au préalable un plan global de rénovation ». MaB


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