L'émergence du coefficient de biotope par surface (CBS), indicateur facultatif créé par la loi Alur établissant un ratio entre surfaces favorables à la nature et parcelles construites, ressort clairement d'une enquête de l'Observatoire de la biodiversité végétale en ville, qui vient d'en dévoiler les résultats portant plus globalement sur les pratiques et stratégies en la matière. Parmi ses enseignements figure la multiplicité des pratiques de végétalisation des villes et EPCI de plus de 10 000 habitants. Jardins sur toitures ou sur dalles urbaines, végétalisation de parkings… près de 200 opérations ont été recensées. Une question abordait également le zonage affecté aux jardins dans les plans locaux d'urbanisme. Certaines communes classent les jardins familiaux dans une sous-zone N (zone naturelle et forestière). Et 13 % des répondants intègrent un coefficient de biotope par surface (CBS), souvent assorti d'obligations. Bourg-en-Bresse (Ain) a ainsi introduit un coefficient de pleine terre dans l'article 13 de son règlement de PLU. À Pont-Saint-Esprit (Gard), ce CBS impose qu'à la construction d'une parcelle, 40 % de celle-ci soit en espaces verts. Meudon (Hauts-de-Seine) le met également en place. Tout comme Dijon, dans le cadre de la révision de son PLU, mais aussi Beauvais, Douai, Paris, Vitry-sur-Seine, La-Teste-de-Buch… « Le CBS permet la sauvegarde d'espaces naturels en ville, en combinant les moyens susceptibles d'être mobilisés : sols, toitures et terrasses ou encore murs et façades végétalisés, surfaces alvéolées perméables, etc. Il concerne naturel lement, par priorité, les zones urbaines denses où les pressions peuvent être fortes sur les milieux naturels », décrivait Philippe Bies, député du Bas-Rhin, dans un avis sur le projet de loi Alur publié en juillet 2013. MB