« Tu casses, tu répares », le slogan a le mérite de la clarté. Le dispositif qui consiste à faire travailler dans les ateliers de réparation de Vélib' les mineurs auteurs de vandalisme contre les vélos en libre-service n'est pas nouveau mais a montré son efficacité. En effet, une première convention avait été signée il y a trois ans avec la mairie de Paris, le procureur de la République de Paris et la Protection judiciaire de la jeunesse.
Dans ce cadre, 42 mineurs en 2013, 58 en 2014 et 56 en 2015 avaient évité de passer devant le juge pour enfants et rejoint les ateliers de réparation de vélos pendant deux jours de leurs vacances scolaires sous la supervision d’un salarié-tuteur spécialement formé. Le mineur est accompagné par un éducateur le 1er jour, reçoit une tenue identique à celle des agents de la société Decaux et travaille selon les mêmes horaires. A l’issue de ces deux jours, une évaluation est suivie d’un rapport au magistrat.Cette fois, la convention signée avec le ministère de la Justice est nationale et s'étend aux personnes majeurs. Inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme pénale votée le 15 août 2014, il vise à limiter le recours à l’incarcération en privilégiant les mesures alternatives pour favoriser la réinsertion sociale. « Nous sommes la première entreprise privée à avoir mis en œuvre ce type de mesure. Les retours positifs des mineurs ainsi que l'absence de récidive nous confortent dans l'idée que les réparations pénales sont une réponse efficace au vandalisme », déclare Jean-Charles Decaux, co-directeur général de JCDecaux.
Le dispositif sera proposé soit dans le cadre d'une mesure de réparation pénale (sans passage devant le juge) soit dans le cadre d'un travil d'intérêt général, soit dans le cadre de l'exécution d'une peine. Aux côtes de JCDecaux, huit autres entreprises et associations ont signé cette convention : la SNCF, ERDF, Les restaurants du coeur, le Groupe la Poste, l'Armée du salut, le groupe Emmaüs, l'Union des Transports publics et ferroviaires et l'Afpa.