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Enobraq veut capter le CO2 avec des levures

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2016
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R & D Utiliser Pilote des microorganismes pour Sur le marché capter le CO2 et fabriquer des molécules carbonées, c'est le Graal de l'industrie chimique. Enobraq vient de se créer sur un projet encore plus ambitieux : modifier gé né tiquement une levure, qui dégrade classiquement des sucres pour son métabolisme, pour qu'elle assimile directement le CO2 comme matière première. Pourquoi vouloir transformer une levure quand les micro-algues, dotées de la photosynthèse, captent naturellement le CO2  ? Tout simplement parce que cette culture est maîtrisée à l'échelle industrielle, dans des réacteurs de plusieurs milliers de mètres cubes, ce qui n'est pas le cas des microalgues. La société est issue de recherches menées au sein du cluster TWB. Le fonds Sofinnova Partners soutient son démarrage avec un investissement de 1,3 mil-lion d'euros. Ce montant devrait permettre de rallier d'autres investisseurs ou fonds publics, via des pôles de compétitivité. « Enobraq doit valoriser les recherches menées au sein du projet Carboyeast, piloté depuis février 2012 par Denis Pompon, chercheur au CNRS. Trois brevets ont déjà été déposés. Enobraq doit maintenant faire la preuve du concept avec une souche de levures capable de capter le CO2 et de le transformer en une molécule d'intérêt, dans un pilote de laboratoire de 2 litres », détaille Leopold Demiddeleer, président d'Enobraq. À terme, il s'agit de produire des commodités pour l'industrie chimique, c'est-à-dire des composés en grand volume et à bas coût. Afin de réduire les coûts, le CO2 pourrait provenir des émissions d'aciéries, de cimenteries, voire d'usines de fermentation.  AC


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