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Des chercheurs mesurent les conséquences du réchauffement climatique à 4000 mètres de profondeur

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Des chercheurs mesurent les conséquences du réchauffement climatique à 4000 mètres de profondeur
Par E.G, le 29 octobre 2019
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Le CNRS, l’Ifremer et l’Université de Bretagne Occidentale (UBO), ont publié dans Journal of geophysical research, les résultats de mesures effectuées jusqu’à 4.000 mètres de profondeur dans l’Atlantique Nord.

Grâce à une nouvelle génération de flotteurs autonomes profonds, le laboratoire d’océanographie physique et spatiale (CNRS, l’Ifremer et UBO), ont pu récolter des données sur les dynamiques de mélange et de déplacement des masses d’eau profonde. « Autant de données essentielles pour comprendre comment le signal climatique se diffuse dans l’océan global », soulignent les chercheurs. Ces résultats sont publiés dans Journal of geophysical research.

« Grâce au réseau de 4.000 flotteurs autonomes Argo qui mesurent la température et la salinité entre 0 et 2.000 mètres de profondeur dans l’ensemble des océans, il a été estimé que cette tranche de la colonne d’eau est actuellement plus chaude d’environ 0.8°C par rapport à 1950 », précise le laboratoire. Ces nouvelles mesures permettent d’aller au-delà de ces 2.000 mètres, grâce à un flotteur Argo profond : le Deep-Arvor. « Afin de comprendre comment l’excès de chaleur pénètre et voyage dans l’océan et comment il impacte son fonctionnement, les chercheurs du LOPS ont concentré leur effort de recherche dans l’Atlantique Nord, où les eaux chaudes venues du sud se refroidissent et plongent vers les profondeurs, contribuant ainsi à la pénétration des signaux climatiques dans l’océan profond », précise le rapport. « La redistribution de cette chaleur vers le reste de l’océan dépend de la circulation profonde qui est encore largement inconnue », ajoutent les chercheurs.

Etablir un bilan thermique

Cinq des flotteurs Deep-Arvor ont été déployés entre 2015-2017, au sud de l’Islande à 3.600 mètres de profondeur. Ils sont les seuls capables de mesurer la concentration d’oxygène dissous dans l’eau. « De cette donnée, les scientifiques déduisent l’âge relatif d’une masse d’eau : plus elle est jeune et a donc eu un contact récent avec l’atmosphère, plus sa concentration en oxygène est élevée ; à l’inverse, plus elle est vieille, plus sa concentration en oxygène est faible », est-il expliqué. « Ces mesures permettent ainsi de suivre et de comprendre la propagation et la dilution des signaux climatiques dans l’océan. De telles informations sont cruciales pour améliorer les modèles de projections climatiques », ajoutent les chercheurs.

Dans le monde, 21 flotteurs Deep-Arvor sont déployés. En 2020, 16 nouveaux seront mis à l’eau dans l’Atlantique nord. « Ce réseau dense de flotteurs profonds nous aidera à comprendre comment se répartit le signal climatique dans 100 % du volume de l’océan global, contre 50 % avec les flotteurs plongeant à 2.000 mètres, conclut la chercheuse Virginie Thierry. Ce mix de flotteurs nous permettra d’établir plus finement le bilan thermique de l’océan global car une partie de la chaleur reçue par l’océan demeure indétectée à ce jour ».
Crédit : Ifremer
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