Autrefois simple désagrément de la période estivale, le moustique tigre s’impose aujourd’hui comme un problème de santé publique. Les données sanitaires de 2026 font état de 304 cas autochtones de dengue recensés en Europe, dont 83 en France métropolitaine. Cette présence modifie la gestion des espaces publics et pèse sur l’attractivité touristique des régions touchées. Les coûts générés par la gestion des alertes, l’entretien des espaces et la coordination sanitaire grèvent les finances locales, poussant de nombreux maires à reconsidérer leurs méthodes d’action.
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Face aux limites des insecticides chimiques et des interventions curatives tardives, des communes comme Clichy, Corenc, Saint-Just-Saint-Rambert ou Monaco adoptent une approche préventive. Ces territoires déploient des bornes et abris connectés dotés de systèmes d’aspiration pour capturer les insectes avant les pics d’infestation. À Clichy, 28 bornes connectées ont été implantées pour sécuriser le cadre de vie. La principauté de Monaco en compte 11, tandis que Corenc et Saint-Just-Saint-Rambert en ont installé 4 chacune. D’autres villes comme Domont, Enghien-les-Bains ou Ramonville emboîtent le pas pour limiter la prolifération.
Accompagner les élus dans la durée
Si les technologies de piégeage démontrent leur efficacité, l’action des municipalités reste contrainte par le manque de visibilité budgétaire et de coordination intercommunale. Les acteurs de terrain appellent à une meilleure coopération entre l’État et les collectivités, ainsi qu’au déploiement d’outils de suivi partagés. Alors que les évolutions climatiques favorisent l’implantation durable de l’insecte, l’investissement dans la prévention apparaît comme le principal levier pour contenir les coûts sanitaires et sociaux à venir.