GDF Suez a créé une nouvelle filiale. Pourquoi ?
La nouvelle division - GDF Suez ENR Opérations - s'articule autour de notre centre de conduite lancé fin décembre. Il pilote 69 éoliennes 7j/7 et 24 h/24. Jusqu'à présent, nous ne pouvions pas assurer de surveillance permanente. Désormais, en cas d'alarme, nos équipes seront plus réactives. En surveillant les phénomènes d'usure, elles programmeront aussi des actions de maintenance préventive. Ce nouveau centre s'appuiera sur les antennes locales. Notre objectif est d'avoir raccordé 400 éoliennes à la fin 2013.
Comment s'annonce le marché éolien en 2011 ?
Avec 16 % de parts de marché, notre parc terrestre atteignait 922 MW à la fin décembre. GDF Suez prévoit de dépasser 1 000 MW cette année. Puis, à l'horizon 2016, d'atteindre 2 000 MW. Mais nous observons un ralentissement du marché. Nos projets font aujourd'hui quasi-systématiquement l'objet de recours, qui rallongent les délais. Les nouvelles dispositions réglementaires, adoptées au printemps 2010, n'ont pas encore d'impact. Mais elles pourraient ralentir encore davantage les projets. Surtout, la définition des schémas éoliens régionaux, qui doivent être bouclés pour début 2012, crée pour l'instant une forme d'attentisme. Côté offshore, le calendrier sera très serré avec un appel d'offres prévu fin mai. Nous guettons le cahier des charges final.
À part l'éolien, quelles sont vos priorités de développement ?
Nous attendons l'appel à candidatures pour le renouvellement des concessions hydrauliques. Nous serons candidats dans les dix vallées concernées. GDF Suez exploite aujourd'hui 3 800 MW dans l'hydraulique. Notre objectif est d'agrandir notre parc de 1 500 MW. Les appels à candidatures doivent avoir lieu avant l'été, mais rien n'est encore officiellement lancé. Nous sommes dans l'expectative.
Après le moratoire, misez-vous encore sur le photovoltaïque ?
Notre projet de 30 MW, en chantier à Turbans dans les Alpes de Haute-Provence, sera terminé en octobre. Mais avant le moratoire, nous étions surtout focalisés sur les centrales au sol, pour lesquelles nous ne connaissons toujours pas les nouvelles modalités d'appel d'offres. Dans le photovoltaïque, nous sommes clairement en position d'attente. Notre développement dépendra des règles du jeu qui seront mises en place.