La première voiture hybride Diesel/électrique sera commercialisée en septembre prochain, et c'est une Peugeot. La marque a choisi d'équiper son Crossover 3008, qui affiche ainsi une baisse de la consommation et des émissions de CO2 de 35 %. Soit une consommation de 3,8 litres pour 100 kilomètres et 99 grammes de CO2 émis par kilomètre. « Dans notre gamme, c'est l'équivalent de la 107, une petite voiture urbaine », souligne Vincent Basso, directeur des projets véhicules hybrides. Le choix du Diesel s'est imposé sur un marché européen où ce type de motorisation est majoritaire.
Parmi les technologies existantes, le constructeur a développé l'hybride parallèle, compatible avec un petit moteur électrique de 30 kW. L'hybride en série et l'hybride à dérivation de puissance nécessitent des moteurs électriques de haute puissance (minimum 100 kW) et à fort couple, d'où un surcoût. Dans la configuration retenue, le thermique entraîne les roues avant. L'électrique, installé à l'arrière du véhicule avec la batterie, alimente les roues arrière. Il assiste le thermique au démarrage, phase où la consommation est la plus grande. D'où la faible autonomie de la batterie, d'environ 2 km. De technologie nickel-métal hydrure (Ni-MH), fournie par Sanyo, elle est alimentée soit par le moteur thermique, soit par récupération de l'énergie du freinage. Il est possible d'utiliser les deux moteurs simultanément. « L'avantage, pour le constructeur, est de disposer de briques technologiques faciles à implanter sur d'autres véhicules », note Vincent Basso. Peugeot prévoit de déployer la technologie Hybrid4 sur sa 508 et la DS5 de Citroën. Il vise 10 000 exemplaires du 3008 hybride la première année, au prix de 35 000 euros.