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Les emplois verts en chute libre

LA RÉDACTION, LE 14 JUIN 2011
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Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
« Une rupture », « une inflexion préoccupante »... De toute évidence, de récentes mesures gouvernementales - en particulier le moratoire sur la filière photovoltaïque - ont produit des effets quantifiables en termes d'emplois. Depuis janvier 2009, le cabinet de veille Trendeo suit régulièrement l'évolution des emplois créés dans dix secteurs de l'économie « verte » (solaire, éolien, écoconstruction...). Selon une note publiée en avril, « pour la première fois depuis 27 mois, les investissements et désinvestissements enregistrés dans les secteurs verts ont conduit à des suppressions nettes d'emplois », jugent ses rapporteurs. Le chiffre en lui-même - 173 emplois supprimés en mars - reste faible. Mais il s'inscrirait dans une tendance à la baisse, régulière et continue depuis la mi-2009. À moins d'un sursaut des investisseurs, il y a fort à parier que les 600 000 emplois verts que devait créer l'économie verte d'ici à 2020 resteront du domaine du virtuel. Cette cible avait été annoncée par le gouvernement en juin 2009 en se fondant sur un rapport du Boston Consulting Group. « Cet objectif est franchement compromis », soutient David Cousquer, dirigeant de Trendeo. « Il faudrait un véritable retournement de tendance pour qu'un tel objectif devienne atteignable. On ne le voit pas s'amorcer. » La prévision du Boston Consulting Group était soumise à deux conditions. D'une part, le secteur de l'économie verte devait croître de 17 % par an jusqu'en 2020. D'autre part, chaque emploi direct devait induire 1,5 emploi indirect. Dans une note publiée en début d'année, Trendeo concluait que les secteurs verts formaient, par le nombre d'emplois créés, la première filière industrielle française sur la période 2009-2010. Les investissements avaient ainsi entraîné la création de près de 11 620 emplois nets. Dans le même temps, l'aéronautique n'en avait créé que 3 625. L'automobile en avait détruit 44 086. Mais l'an passé déjà, les premiers signes d'un renversement de tendance sont apparus. « En 2010, nous avons enregistré une baisse de 40 % des emplois créés par les filières liées au développement durable », assène David Cousquer. Plus précisément, « 4 380 emplois créés en 2010 contre 7 240 en 2009 ». Selon Trendeo, les mauvais résultats du mois de mars dernier trouvent leur principale origine dans « l'effondrement de la filière solaire, qui était le premier moteur des créations d'emplois depuis 2009 ». D'après les données collectées par le cabinet, seules les activités de recyclage et de dépollution ont continué à créer des emplois au premier trimestre. La filière solaire est, pour sa part, passée d'un solde net d'environ 1 000 emplois créés au premier trimestre 2010 à un solde très légèrement négatif cette année. Selon David Cousquer, « ces filières vertes sont jeunes et le stock d'emplois est faible. Les évolutions en termes d'emplois sont davantage dépendantes des investissements que des désinvestissements ». En clair, la frilosité des investisseurs se traduit par un nombre de projets en recul. Elle agit plus nettement sur le niveau de l'emploi que les fermetures de sites ou les plans sociaux. Pour autant, la chronique industrielle de la filière solaire a été marquée au premier trimestre par trois événements frappants. Soumis à la concurrence asiatique et à la baisse des ventes en France, le fabricant de cellules Photowatt a été contraint d'annoncer la suppression de 95 emplois sur son site de Bourgoin-Jallieu (38). L'installateur de panneaux Aehlios - en redressement judiciaire depuis la mi-2009 - a été liquidé : 120 emplois supprimés. Et First Solar a reporté son investissement dans une nouvelle usine à Blanquefort (33) : la création de 300 emplois est remise en cause. Pour les filières vertes, « cet effondrement intervient à contresens du mouvement d'ensemble de reprise de l'économie française », signale Trendeo. Ainsi la filière automobile aurait, elle, créé près de 1 300 emplois au premier trimestre.


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