La station d'épuration de Cagnes-sur-Mer (06), exploitée par Veolia Eau, teste depuis le début de l'été quatre échangeurs thermiques en dérivation du réseau d'épuration. Il s'agit, tout comme la technologie Degrés Bleus de Lyonnaise des eaux, de récupérer la chaleur des eaux usées. Par contre, au lieu d'être situé en fond de canalisation, l'échangeur de chaleur est ici fixé sur une dérivation du réseau, à l'entrée de la station : un dixième du débit minimum des effluents entrant dans la station est détourné pour alimenter l'installation test. Les pilotes sont placés en parallèle, et testés à tour de rôle : un échangeur à plaques, un échangeur coaxial, un échangeur spiralé et un échangeur tubulaire immergé mis au point par Huber Technologies. « L'idée est de surveiller l'encrassement, au contact d'eaux chargées, de ces techniques déjà utilisées dans l'industrie avec une eau claire », décrit Thomas Onzon, directeur général adjoint chargé de l'environnement et du développement durable à la Communauté urbaine Nice Côte d'Azur, dont dépend la station. « Il s'agit aussi d'étudier l'influence du biofilm sur le rendement et de définir la fréquence et le type de lavages, afin de définir les performances techniques et financières de ces solutions. » Cette technologie pourrait s'avérer plus simple à mettre en oeuvre que Degrés Bleus. Par contre, l'encrassement risque d'être plus rapide sur une solution dérivée. Les tests dureront au moins une année complète.