Cofinancé à hauteur de 700 000 euros par l'Union européenne, le projet Ecometre, d'un montant total de 1,3 million, vise à extraire les métaux lourds des eaux usées, pour les réutiliser. Pour cela, il s'appuie sur une combinaison inédite de technologies existantes, telles que l'électrocoagulation, la digestion de matériaux et l'électrorécupération. Un procédé qui intéresse l'ingénierie des surfaces, notamment dans l'aéronautique, l'automobile, les circuits imprimés, qui génèrent des effluents fortement concentrés en métaux. Un pilote a été installé en Île-de-France, dans l'entreprise Protection des métaux, spécialisée dans la finition des métaux et des circuits imprimés. Au terme d'une série de tests prévus sur des bains de rinçage de nickel jusqu'en octobre, Ecometre devrait déboucher sur la conception à l'échelle industrielle d'une ligne de récupération. Par ailleurs, des données détaillées sur le nickel seront collectées pour fournir un modèle technico-économique valable pour d'autres métaux. Lancé fin 2009 pour trois ans, Ecometre rassemble six partenaires anglais, français et espagnol.