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Normaliser n'est pas certifier

LA RÉDACTION, LE 17 OCTOBRE 2011
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Gare aux mirages ! L'Iso 26000 n'a été publiée qu'en novembre 2010. Il est prématuré de faire de ce faisceau de recommandations et de bonnes pratiques un standard opposable. Les utilisateurs peinent parfois à entendre que la norme a été davantage conçue comme un guide et qu'elle n'exprime pas d'exigences particulières. « Elle n'est surtout pas destinée à servir de base à une certification », prévient Christian Brodhag, directeur de recherche à l'École nationale des mines à Saint-Étienne et représentant gouvernemental pour la France à l'Iso 26000. L'historique de cette norme atypique explique ce début de confusion. « La grille d'analyse de l'Iso 26000 et son contenu conceptuel ont été les fruits d'un consensus, prenant en compte les points de vue parfois très divergents des entreprises, des collectivités, des consommateurs, des gouvernements de 99 pays et des ONG », poursuit Christian Brodhag. L'Iso 26000 est organisée autour de sept piliers (gouvernance, droits de l'homme, relations et conditions de travail, environnement, loyauté des pratiques, questions relatives aux consommateurs et à leurs droits, contribution au développement local). Mais elle n'a pas vocation à sanctionner une performance ni à valider un système de management. « C'est davantage une méthode d'appropriation, un guide de bonnes pratiques qui permettent à une organisation d'engager une démarche de long terme, quel que soit le niveau où elle se trouve », note-t-on à l'Afnor. Pourtant, beaucoup d'entreprises ou de collectivités claironnent leur « conformité », « l'adoption », voire se félicitent d'avoir réussi « leur certification Iso 26000 ». La responsabilité de ces abus, qui risquent à terme de compromettre la portée de cette norme, n'est pas uniquement imputable à leur communication. Les consultants d'Afnor certification, qui délivrent leur verdict à l'issue d'une prestation d'études naturellement rémunérée, sont aussi « coupables » de survendre la pertinence et la finalité de leurs audits. D'autant que le référentiel utilisé propose de se positionner sur une échelle jaugeant la maturité de sa démarche RSE. « Cette notation est fondée sur un référentiel guetté par l'obsolescence », prévient Christian Brodhag. Les commissions de normalisation préparent, en effet, des grilles d'analyse mieux adaptées, et dont la publication pourrait compromettre les investissements Iso 26000 réalisés prématurément par les collectivités et les entreprises. Olivier Graffin, coordinateur des questions de développement durable à l'Afnor, réfute ces critiques. « Le référentiel 26000 utilisé par Afnor certification permet aux organisations auditées d'étalonner leur démarche RSE et de l'épauler sur une feuille de route structurée. Surtout, poursuit-il, on ne peut pas laisser dire que les évolutions en cours des référentiels risquent de compromettre les investissements RSE réalisés. J'affirme, au contraire, qu'ils peuvent capitaliser sur cet outil d'évaluation d'un processus s'inscrivant dans le long terme et établi sur un consensus international fondé sur les dix principes du Global Compact. » Le fabricant français de bureaux, Majencia, a décidé très tôt de se frotter à la version hexagonale de l'Iso 26000. Hors de question de le regretter ! L'entreprise « peut se projeter à deux ans et vise l'excellence, dernier degré de l'échelle proposé par le référentiel », témoigne Gilles Bourboin, responsable développement durable et RSE de Magencia. C'est juré, « l'Iso 26000 n'est pas un outil de marketing, même s'il n'est pas interdit de valoriser notre démarche », précise-t-il. L'enthousiasme est aussi de mise à la CCI de l'Essonne, où l'on vient sans complexe de célébrer la « labellisation » Iso 26000. « C'est important pour notre image et pour la mobilisation de nos collaborateurs. C'est aussi important pour l'exemplarité. Nous souhaitons entraîner nos entreprises ressortissantes vers une démarche d'écoresponsabilité et de développement social et citoyen », indique Gérard Huot, le président de la collectivité consulaire. Alors si une norme peut, même abusivement, aider...


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