DCNS et l'énergéticien finlandais Fortum ont signé une lettre d'intention portant sur le développement, en France, de systèmes de récupération de l'énergie des vagues. L'accord prévoit de commencer d'ici à la fin de l'année une étude de faisabilité pour un procédé sous-marin. « Si l'étude se révélait positive, une ferme pourrait être lancée d'ici à 2015. Elle aurait une capacité minimale d'un mégawatt », précise Risto Penttinen, vice-président des opérations stratégiques Énergie de Fortum. Le finlandais souhaite se concentrer en premier lieu sur la technologie « WaveRoller » de son compatriote AW Energy. Des plaques métalliques, montées sur des socles fixés dans les fonds marins, oscillent suivant les mouvements de l'eau. Elles actionnent des pistons, associés à un moteur hydraulique et à un générateur. Un démonstrateur est en cours d'installation au large du Portugal. DCNS, lui, entend ainsi étoffer sa gamme dans les énergies marines. Le groupe français apportera sa connaissance du milieu marin et son expertise en ingénierie. « Mais notre travail sera surtout de construire les machines, de livrer une ferme houlomotrice », puis d'en assurer la maintenance, prévoit Frédéric Le Lidec, directeur énergies renouvelables de DCNS. Charge à Fortum de vendre l'électricité. Il s'agit bien d'un partenariat, et non d'une relation client-fournisseur, précise Frédéric Le Lidec : « DCNS prend un certain nombre de risques industriels sur une technologie encore immature. »