Lourdement pénalisé en France par le gel des prix du gaz, GDF Suez est maintenant confronté à la probable décision du futur gouvernement belge de fermer les deux centrales nucléaires du pays. Avec sept réacteurs au total, elles sont exploitées par sa filiale Electrabel. La fermeture pourrait se faire en deux temps : les trois plus vieux réacteurs d'ici à 2015, les quatre derniers d'ici à 2025. GDF Suez n'a pas chiffré les conséquences financières d'une telle décision, mais elles se monteraient à plusieurs centaines de millions d'euros. D'une part, Electrabel a investi 500 millions ces cinq dernières années dans les trois réacteurs concernés par la fermeture en 2015. D'autre part, le groupe perdrait une partie de ses bénéfices, la Belgique représentant environ 10 % de son résultat opérationnel. Resterait alors à GDF Suez à trouver de nouveaux revenus. Pour éviter toute pénurie, la Belgique a conditionné l'arrêt du nucléaire (55 % de ses besoins électriques actuels) à la mise en place de sources d'énergie alternatives (gaz, ENR...). Le coup dur se transformera-t-il en opportunité pour les énergies renouvelables ?