Présentez-nous cette nouvelle Association bilan carbone...
L'association ABC vient d'être créée. Son assemblée générale constitutive doit avoir lieu à la mi-décembre. Pour l'instant, elle réunit une quinzaine de membres, dont l'Agence parisienne du climat, Saint-Gobain, la Caisse des dépôts et consignation, ou encore l'Association des professionnels du conseil carbone. L'idée n'est pas que chaque utilisateur adhère. Nous privilégierons les syndicats professionnels. Son fonctionnement repose sur une logique multipartite. Quatre collèges ont été définis. Le premier - conseil & recherche - partagera son expertise sur la comptabilité carbone. Le deuxième - organismes publics et citoyens - relaiera dans la société civile ce qu'est le bilan carbone. Enfin, les collèges « entreprises » et « collectivités locales » remonteront du terrain les besoins des utilisateurs. Chacun disposera d'un nombre égal de représentants pour qu'aucun intérêt ne l'emporte sur un autre.
À quoi ressemblera le bilan carbone du futur ?
L'objectif est de pérenniser la philosophie du bilan carbone tel que l'a conçu l'Ademe. Mais aussi de le développer. En faisant régulièrement évoluer la méthodologie et l'outil, en établissant une démarche comptabilité carbone de référence et en développant sa renommée à l'international. L'urgence est d'ajuster l'outil à l'évolution de la réglementation, de fournir une version plus conviviale et plus opérationnelle. De déployer des outils sectoriels et des versions simplifiées, notamment pour les établissements d'enseignement. Enfin, d'assurer la montée en compétence des utilisateurs. Le bilan carbone doit entrer dans une logique d'excellence. Il devra systématiquement déboucher sur un plan d'action, et non une simple évaluation des émissions à un instant donné. Il nous faudra diffuser les meilleures pratiques. Nous voulons créer un label « haute qualité » sur les utilisations du bilan carbone.
Quels changements pour l'utilisateur ?
D'abord, la licence deviendra payante. Son prix, à définir selon le type d'utilisateur, reste à valider. Mais l'idée est de diffuser l'outil, pas de gagner un maximum d'argent. La fourchette raisonnable de prix couvrira d'abord les frais de fonctionnement de l'association et la mise à jour de l'outil. Ce qui changera, c'est aussi la gamme de services offerts. Par exemple, la mise à jour régulière. Nous réfléchissons aussi à créer une assistance téléphonique.