L'avenir de Photowatt France est menacé. La filiale du groupe canadien ATS vient d'être placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Grenoble. L'objectif : trouver une solution de continuité de l'activité. Après un plan de suppressions d'effectifs en début d'année, puis un transfert à l'étranger d'une partie de la production, ATS n'avait pas réussi à trouver un repreneur. Les comptes de sa filiale iséroise se sont lourdement dégradés ces derniers mois, en raison de la concurrence sur le marché et des cadres réglementaires moins favorables au développement du photovoltaïque en Europe, notamment en France. Au premier trimestre de l'exercice 2012, débuté en avril dernier, Photowatt, composé de la filiale française et de sa cousine canadienne, a perdu 11,2 millions de dollars canadiens (près de 8 millions d'euros). La mésaventure de Photowatt intervient dans un contexte de fortes tensions sur le marché des équipements photovoltaïques, dont les prix de vente se sont effondrés. Récemment, le président du chinois Trina Solar a prédit qu'il ne resterait que cinq grands équipementiers mondiaux d'ici à 2020.