C'est Biométhodes qui a représenté la France, en Californie, au concours international Cleantech Open et terminé 5e sur 40. Le spécialiste de la chimie du végétal a été sélectionné parmi 58 candidats, en partenariat avec le ministère de l'Écologie. Mais ce sont douze pépites, au total, qui seront accompagnées pendant un an par la déclinaison tricolore de ce réseau mondial. Le Cleantech Open France est porté par Ecosys, spécialisé dans l'accompagnement des entreprises éco-innovantes. « C'est un méta-réseau de tout ce qui fait l'économie verte en France », présente Pierre Nougue, l'un de ses fondateurs. Son objectif est de rapprocher les grands groupes des start-up pour engager leurs mutations. Parmi les douze heureuses élues, figurent Actility (smart grid), Cogebio (cogénération biomasse), Kaplan (stockage thermique), Monextel (recyclage), ou encore Mopeasy (autopartage). « Ce qui nous a intéressés, ce sont des solutions concrètes aux grands enjeux du moment », retrace Éric Morgain, directeur de Cleantech Open France. Des poids lourds ont d'ailleurs flairé la bonne affaire : « Aussi grand que nous soyons, nous ne pouvons pas prétendre avoir le monopole de l'innovation », commente Bernard Salha, directeur R & D d'EDF, partenaire de cette initiative. Conseil, financement... C'est aussi une exposition mondiale dont bénéficieront les douze start-up. À l'image du vainqueur : « Aux États-Unis, nous allons chercher une ouverture internationale », a réagi Gilles Amsallen, P-DG de Biométhodes. Pour développer un pilote, l'entreprise cherche à monter des partenariats. En particulier avec des pétrochimistes.