Après un exercice 2010-2011 meilleur que prévu - un résultat net de 96 millions d'euros en hausse de 56 % - Derichebourg se montre prudent pour 2012. Le ralentissement économique, la baisse des volumes traités et le repli des prix des matières secondaires limitent considérablement la visibilité. Depuis le mois de septembre, le prix de la ferraille se tasse sous les 300 euros la tonne, contre un prix moyen de 305 euros pour le groupe. La baisse de la consommation d'acier dans le monde pourrait accélérer ce mouvement de reflux. Dans ce contexte, le premier recycleur français de ferraille et de métaux non ferreux pourrait avoir du mal à respecter ses contrats bancaires. Même si elle a été réduite de 93 millions d'euros cette année, avec une amélioration des taux, la dette financière reste élevée à 743 millions d'euros. La direction se veut rassurante sur ce point. Une renégociation des contrats avec les banques est envisageable, d'autant que les fondamentaux du groupe se sont nettement améliorés ces dernières années.