La rigueur budgétaire touche les entreprises des énergies renouvelables. En plus de la baisse du prix de rachat de l'électricité, elles devront s'accommoder d'une suppression des avantages fiscaux dont elles bénéficiaient dans les départements d'outre-mer, là où de nombreuses installations ont été implantées ces dernières années. Pour Séchilienne-Sidec, l'un des principaux acteurs outre-mer, la perte est conséquente : il anticipe ainsi un taux d'impôt effectif 2011 proche de 34,4 %, contre 24,7 % en 2010. Cette année-là, l'avantage lui avait permis d'économiser 5,5 millions d'euros. En outre, son stock d'impôt différé sera revalorisé au niveau du nouveau taux d'impôt, ce qui entraînera une charge supplémentaire non récurrente de 6 millions. Malgré ce coup dur fiscal, la nouvelle direction de la société, en place depuis novembre, confirme attendre une progression d'au moins 15 % de l'excédent brut d'exploitation, soutenu par le bon niveau de sa production (2,2 TWh, en hausse de 14 % en un an). Jacques Petry, qui a remplacé Nordine Hachemi au poste de PDG, doit dévoiler sa stratégie à moyen terme le 30 janvier prochain.