Avec sa gamme de capteurs électrochimiques miniaturisés, la société alésienne Cairpol s'adresse désormais aux sites industriels concernés par les problématiques de pollutions diffuses de l'air, ou aux installations dont l'exploitation provoque des émissions d'odeurs gênantes pour les riverains. Mesurant spécifiquement et en continu de très faibles concentrations (ppb) de H2S, O3, NO2, NH3 et COV, ces capteurs peuvent être montés en réseau in situ. Alimenté par panneau solaire, afin d'en assurer l'autonomie énergétique, chacun est placé dans un boîtier à l'intérieur duquel un filtre atténue les variations d'humidité et un ventilateur prélève l'air. Une antenne relais GSM transfère en temps réel les données recueillies vers un poste central équipé d'un logiciel de visualisation cartographique associé, permettant au responsable d'exploitation de réagir instantanément. D'un coût compris entre 300 et 1 500 euros par point de mesure, le système intéresse déjà une cinquantaine d'industriels (gestionnaires de Step, industries papetières, etc.) ainsi que des collectivités pour effectuer de la surveillance de qualité de l'air.