« Sous l'égide de la Commission européenne, un groupe de travail démarre sur l'élaboration d'un référentiel pour l'homologation des batteries de voitures électriques », dévoile Yann Macé, directeur des risques industriels de l'Ineris. L'exercice doit se dérouler en partenariat avec des spécialistes japonais et américains. Ce travail pourrait aboutir dans trois à cinq ans, selon l'Ineris. Aujourd'hui, une réglementation existe certes pour les batteries des voitures thermiques. « Mais il n'est pas dit qu'il ne faille pas la faire évoluer quand on passe du plomb au lithium-ion et de 10 à 250 kg de batteries », ajoute-t-il. L'Ineris a déjà étudié l'effet domino (propagation d'une voiture à l'autre) en cas d'incendie dans un parking - quelle que soit l'origine du feu. Selon ses simulations, il n'y a pas de spécificités de l'électrique par rapport au thermique. « Pour les véhicules que nous avons testés, précise Yann Macé. Des modèles de petite et moyenne gammes de constructeurs français. » Plusieurs points restent néanmoins en suspens. Notamment sur l'agencement des batteries dans le véhicule et sur le logiciel embarqué chargé de les gérer. « D'après notre cartographie des enjeux, les axes à travailler portent plutôt sur des phases qui ne concernent pas les constructeurs : recharge, usage dans la ville... », signale Vincent Laflèche, directeur général de l'Ineris.