La crise, quelle crise ? Les PME soutenues par Oseo s'en sortent bien, selon l'entreprise publique. Hormis en octobre et novembre, l'activité en 2011 a été soutenue, le chiffre d'affaires des PME progressant de 4,7 % en moyenne. « Les entreprises qui innovent et exportent se portent mieux que les autres. Nous avons un faible niveau de sinistralité, sauf dans le BTP », souligne François Drouin, p-dg d'Oseo. Notamment les écotechnologies, qui représentent 25 % des investissements d'Oseo au titre de l'innovation, et 20 % des besoins de financement (soit 800 millions d'euros). L'activité court terme d'Oseo - qui permet aux entreprises de pallier les retards de paiements des collectivités - a également fortement progressé (+7 % à 8,2 milliards d'euros). En 2012, Oseo démarre avec de nouveaux projets. Tout d'abord, la création d'Oseo industrie, nouvelle filiale dotée d'un milliard d'euros de fonds propres, ce qui lui permettra de prêter au total environ 10 milliards d'euros. Ensuite, le lancement de FSI Régions, créé sur la base d'Avenir Entreprises. Doté de 350 millions d'euros, qui s'ajoutent au fonds existant de 300 millions d'euros, il est destiné à investir dans le capital des PME via des prises de participation. Enfin, Oseo propose désormais le rescrit du Crédit impôt recherche (CIR), acte administratif qui valide l'éligibilité d'un projet au CIR, et opposable à l'administration fiscale. Pour 2012, le budget global d'Oseo est stable, malgré une baisse de 10 % de la dotation de l'État, compensée par des fonds issus du programme des investissements d'avenir.