Pour sécuriser son approvisionnement en eau potable sur le long terme, Vendée Eau lance une étude de faisabilité qui identifiera d'ici à trois ans le site de sa future usine de dessalement. Un projet unique à cette échelle en France. Cette usine devrait pouvoir produire 20 000 m3/jour évoluant à 40 000 m3/jour, soit un investissement estimé à 90 millions d'euros. Au maximum de sa capacité, elle permettrait ainsi de couvrir 50 % de la production actuelle d'hiver du syndicat. Des investigations complémentaires seront menées sur le type de prélèvement, en mer ou puits côtiers. Les partenaires se donnent 18 mois pour sélectionner un site entre les Sables d'Olonne et Bouin. Dans une deuxième phase, Vendée Eau et le Sydev se pencheront sur le volet énergétique de l'étude. Une des principales contraintes du dessalement est en effet sa forte consommation, estimée entre 4 et 5 kW/m3 d'eau produite à comparer à 0,7 kW/m3 pour une usine classique de potabilisation. « Il nous a donc paru important d'intégrer dans le projet des mesures énergétiques compensatoires via le développement d'énergie renouvelable, comme l'éolien, la houle, l'hydraulique et la biomasse, sur le futur site ou dans le département. Toutes ces solutions seront chiffrées dans notre étude », assure Bernard Loubies, directeur de Vendée Eau.