Pertes et démissions. Vestas traverse la plus grave crise de son histoire. Le premier fabricant mondial d'éoliennes a essuyé en 2011 une perte nette de 166 millions d'euros, quatre fois plus que le montant attendu. En 2010, le Danois avait réalisé un profit de 156 millions d'euros. À l'origine de ce dérapage : la chute du marché mondial, sous l'effet d'une concurrence forte de nouveaux acteurs asiatiques et de la disparition dans plusieurs pays des mesures de soutien aux énergies renouvelables. Rien qu'au quatrième trimestre 2011, le chiffre d'affaires de Vestas a plongé de 35 %, à 2 milliards d'euros. Pour l'ensemble de l'année, il s'élève à 5,8 milliards d'euros (-16 %), moins que les 6 milliards récemment annoncé par la direction. Henrik Norremark, le directeur financier de Vestas, a fait les frais de ces erreurs. Sa démission devrait être suivie des départs du président Bent Erik Carlsen, du vice-président Torsten Erik Rasmussen et d'un autre administrateur Freddy Frandsen. Tous trois ont indiqué qu'ils ne demanderaient pas de renouvellement de leur mandat. Vestas, qui a annoncé fin 2011, la suppression de 10 % de ses effectifs, promet un redressement de son activité cette année.