Après la Cour des comptes et le Parlement, c'est au tour du Conseil économique, social et environnemental (Cese) de livrer un avis sur la mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement. « Le processus s'est essoufflé, sa complexité et la crise économique y ayant concouru », signale Pierrette Crosemarie, rapporteuse de l'avis. Le Cese appelle à relancer le Grenelle « en fixant un cap, des priorités et en remettant en avant le modèle de la gouvernance à cinq », complète Bernard Guirkinger, président de la commission temporaire sur le Grenelle au sein du Cese. Le Conseil propose de remobiliser les acteurs d'abord sur le thème de l'éducation au développement durable à l'école, mais aussi parmi les dirigeants et cadres du secteur public. Parmi ses autres recommandations, mieux reconnaître le rôle des experts du suivi de la biodiversité, avec la création d'un statut légal pour les lanceurs d'alerte. Le Cese insiste aussi sur l'efficacité énergétique et préconise qu'une enquête sur la performance énergétique de l'habitat soit diligentée par le Service de l'observation et des statistiques (SOeS). L'avis souligne notamment le besoin de débats sur l'écoconditionalité des aides à la rénovation thermique et sur la précarité énergétique.