Paprec cherche de nouvelles ressources pour financer sa croissance. Le groupe de recyclage a lancé une procédure d'augmentation de capital, son quatrième tour de table depuis le début des années 2000. Si le processus n'est pas encore abouti, le montant pourrait dépasser 150 millions d'euros. L'opération pourrait ne pas être suivie par Financière Agache Private Equity, le fonds d'investissement du groupe de Bernard Arnault qui avait apporté 100 millions d'euros à Paprec mi-2008. Et qui détient 37 % du capital, un point derrière Jean-Luc Petithuguenin, fondateur de Paprec, majoritaire en droits de vote. Ce dernier précise qu'il entend conserver le contrôle de sa société après cette nouvelle levée de fonds. « Paprec organise ses tours de table au fur et à mesure de ses besoins financiers. Le groupe prépare donc l'étape qui l'amènera à réaliser rapidement plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires, et probablement de porter ses investissements industriels de 600 millions d'euros à plus d'un milliard d'euros », ambitionne le dirigeant de Paprec. En 2011, le groupe de recyclage a réalisé un chiffre d'affaires de l'ordre de 600 millions d'euros. Après un premier essai avorté d'introduction en Bourse mi-2006, malgré un processus bien avancé, et une tentative de relance l'an dernier, Paprec s'est visiblement résolu à faire de nouveau appel à des fonds d'investissement pour financer son développement, malgré les relations parfois tendues entre Jean-Luc Petithuguenin et ses investisseurs. Dans un métier extrêmement gourmand en capitaux (bennes, camions, lignes de tri...), Paprec doit régulièrement renforcer ses fonds propres pour continuer à prendre des parts de marché. Le groupe s'appuiera aussi sur ces ressources supplémentaires pour poursuivre sa politique d'acquisitions et profiter d'un marché encore fragmenté, en France mais aussi en Europe. Le groupe est présent en Suisse depuis 2010. Un pays qui pourrait servir de rampe de lancement pour pénétrer plus loin sur le continent.