Europlasma s'apprête à tirer profit de ses investissements dans les énergies renouvelables. La société s'est à l'origine positionnée sur la destruction de déchets dangereux par une technologie de torche à plasma. Elle prévoit, au second semestre 2012, de mettre en service sa première usine de production d'énergie à partir de biomasse. Située à Morcenx (40), elle est en cours de finition. Les premiers déchets sont arrivés sur site ces derniers jours pour tester la ligne de tri. En 2011, le développement d'Europlasma dans les énergies renouvelables a mobilisé 9 millions d'euros d'investissements. Lancée sur ce créneau depuis 2006, la société veut faire de cette usine « la référence de notre développement dans la production d'énergie renouvelable sur la base de notre technologie de torche à plasma ». CHO Power SAS, la filiale chargée de la maîtrise d'oeuvre de la centrale, s'est ainsi associée à Sunrise Renewables pour finaliser les projets en développement de quatre usines de production d'énergie au Royaume Uni. Ces projets, une fois aboutis, devraient fortement accroître le chiffre d'affaires et les résultats d'Europlasma. En 2011, la société a dégagé un chiffre d'affaires de 58 millions d'euros, en hausse de 42 % par rapport à 2010. La branche des énergies renouvelables a généré à elle seule 17,18 millions de revenus et représente un tiers des ventes, contre 16 % en 2010, grâce aux recettes d'ingénierie et de maîtrise d'oeuvre de CHO Power SAS. En attendant une montée en puissance dans les renouvelables en 2013, l'activité de traitement de l'air et des gaz constitue toujours la première source de revenus d'Europlasma : 31,5 millions d'euros, contre 24,8 millions en 2010. La filiale Europe Environnement a notamment profité de la mise en service des lignes de traitement des gaz de l'usine d'Air Liquide et de Sharp à Catane (Italie). Au final, Europlasma a perdu 1,3 million d'euros nets en 2011, contre un bénéfice de 0,6 million un an auparavant, en raison des difficultés techniques de sa filiale de destruction des déchets dangereux Inertam (-1,3 million à elle seule). Des investissements ont été réalisés l'an dernier pour rétablir la situation et permettre à la filiale de retrouver son niveau d'activité historique.