Anemoos a débuté ce mois-ci l'assemblage de ses premières éoliennes à Carros, dans les Alpes-Maritimes. La jeune société, créée en février 2011 après huit ans de R et D, propose ses éoliennes à axe vertical, bardées de 14 brevets, aux entreprises et aux collectivités locales, pour des installations en toiture ou sur des ports, par exemple. « Nos éoliennes sont fabriquées en France et avec un plastique recyclable », souligne Christophe Olivier, cofondateur d'Anemoos. Sans renfort, ses pales - plus exactement des déflecteurs - sont inspirées des ailes d'avions. Elles utilisent aussi bien le vent poussant que le vent tirant. Étant symétriques, deux éoliennes proches sont installées tête-bêche, l'une récupérant le vent sortant de sa voisine ou l'air des cheminées d'aération des bâtiments tertiaires ou industriels. « Nos éoliennes peuvent être à 9 mètres les unes des autres, contre 20 mètres habituellement », explique Christophe Olivier. D'autres innovations portent sur la partie électrique, où le choix de chaque composant a été pensé pour améliorer la production électrique de l'éolienne. Anemoos propose trois modèles, d'une puissance nominale de 1 000 à 6 500 W, démarrant à partir de 2,5 m/s « grâce à sa légèreté », et fonctionnant jusqu'à 40 m/s. La plage de production annuelle est estimée entre 2 665 kWh et 12 000 kWh. « L'électricité produite est destinée à être autoconsommée, pour écrêter les pics de consommation, quand les tarifs sont les plus élevés », argumente Christophe Olivier. Des performances observées par le Site expérimental pour le petit éolien national (Sepen), près de Narbonne.