Positionné dès sa création, il y a vingt ans, sur la certification de l'agriculture biologique, Ecocert assume pleinement sa stratégie de diversification dans d'autres secteurs. Dans la cosmétique bio, il rafle 65 % des parts du marché au niveau mondial. À l'initiative de référentiels portant sur des écoproduits (détergents, peintures, textiles) et des espaces (jardins, golfs, spas), il en développe actuellement pour des projets de reforestation et de compensation carbone. L'agriculture bio reste certes son coeur de métier. « Elle pèse pour près de la moitié de notre chiffre d'affaires, qui s'élève à 29,6 millions d'euros en 2011 », confie William Vidal, son P-DG. Grâce à ses 23 filiales, l'entreprise est présente aussi bien dans les pays exportateurs que consommateurs de produits bio. « Les frontières entre les deux s'estompent. Au Brésil et en Turquie, émerge un marché de consommation domestique ». Mais l'organisme lorgne désormais sur une approche carbone. « C'est une grille de lecture qui permet de dépasser l'opposition classique entre agriculture bio et conventionnelle. L'empreinte carbone, mais aussi l'empreinte eau, des modes de production, est une voie d'avenir pour relever le défi d'une agriculture verte », pressent Michel Reynaud, vice-président d'Ecocert.