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Transition énergétique : les leçons du scénario Greenpeace

LA RÉDACTION, LE 18 FÉVRIER 2013
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Une sortie du nucléaire en 2031 et une baisse de 95 % des émissions de gaz à effet de serre françaises d'ici à 2050. Greenpeace a dévoilé le 8  février son scénario de transition énergétique. A priori, ces cibles n'ont rien d'étonnant de la part d'une ONG écologiste. D'autant que Greenpeace s'inscrit dans la lignée de Négawatt, d'Europe Écologie les Verts et de l'Ademe. Leur point commun  ? Mettre l'accent sur la maîtrise de la demande en énergie, avant l'offre. Certes, là où Négawatt analyse finement les usages, Greenpeace adopte une approche plus macroscopique. «  Mais ce qui est intéressant, c'est que nous arrivons à des résultats voisins  », a réagi Thierry Salomon, président de Négawatt, comme si une tendance se dessinait sur la faisabilité technique et économique d'un changement de modèle énergétique. À l'image de l'Ademe (voir EMC n° 155), Greenpeace insiste d'ailleurs sur le caractère « raisonnable  » de son scénario. Exemple avec l'énergie solaire : l'ONG table sur l'installation de 2GW par an, « contre 7GW en Allemagne sur la seule année 2012 », illustre Cyrille Cormier, son chargé de campagne énergie-climat. Il pointe aussi les investissements d'ici à 2035 dans la production d'énergie. Leur montant serait comparable au scénario AMS Enerdata utilisé par l'administration  : 490  milliards d'euros pour l'électricité et 165 milliards pour la chaleur (Greenpeace), contre 494 et 175 milliards (DGEC/Enerdata). La prospective dépend toutefois d'hypothèses (démographie, prix du pétrole...) et de choix déterminants. Greenpeace bannit ainsi les chauffages électriques et au fioul. Plutôt que les points de convergence, ce sont donc les différences qui affinent les tendances. Prenez les transports. Négawatt distingue les besoins selon les zones, ce qui l'amène à promouvoir le « gaz renouvelable véhicule » hors des villes (voir EMC n° 110). Greenpeace, elle, analyse l'électrification du parc. Ce qui lui fait privilégier les stations d'échange de batteries aux bornes individuelles (pour ne pas déstabiliser le réseau), et la recharge par induction pour le transport léger de marchandises. L'esquisse d'un futur mix de mobilité ?


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