Le projet Impala étudie les effets que pourraient provoquer les remontées d'eaux profondes en subsurface d'une centrale pilote à énergie thermique des mers (ETM). « L'apport en subsurface d'une eau de fond, de température et de composition chimique très différente, ainsi que le refroidissement de l'eau de surface en sortie d'échangeur, pourraient induire localement une modification du fonctionnement de l'écosystème planctonique équivalent à la mise en place d'un upwelling artificiel », explique Marc Bœuf, directeur R & D de France Énergies marines, porteur du projet. Il s'agit donc de caractériser les possibles perturbations physiques, chimiques et biologiques de l'ETM sur les communautés microbiennes et phytoplanctoniques, et sur les flux biogéochimiques. Labellisé par le pôle mer Bretagne, le projet Impala a débuté en janvier 2013 et se terminera fin 2015. À ce jour, l'ensemble des campagnes de mesures sur les sites d'intérêt ont été menées : deux en Martinique (futur site offshore ETM) et une au Pérou (upwelling naturel). Le projet s'attache aujourd'hui à analyser les prélèvements et à modéliser les phénomènes étudiés. Son budget n'est pas communiqué. « France Énergies marines apporte la moitié du financement, l'autre provenant des partenaires : DCNS et laboratoires de recherche (UBO et CNRS) », précise seulement le directeur.