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[Tribune] « La compréhension des données au cœur de la stratégie RSE des entreprises »

Par Valérie Soubiran, directrice marketing senior pour la France, le Moyen-Orient et l’Afrique, Qlik. Publié le 30 mars 2022.
[Tribune] « La compréhension des données au cœur de la stratégie RSE des entreprises »
Valérie Soubiran, directrice marketing senior pour la France, le Moyen-Orient et l’Afrique, Qlik. Crédit : DR
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La COP26, qui s’est tenue en octobre 2021 à Glasgow, a fixé des objectifs ambitieux en matière de développement durable Grâce à cette nouvelle impulsion, les engagements environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG) occupent une place de plus en plus importante parmi les critères d’évaluation des entreprises. Une étude menée par PwC a montré que ces engagements influencent de plus en plus la prise de décision des consommateurs et des collaborateurs : 80 % et 94 % d’entre eux ont respectivement déclaré qu’ils étaient davantage susceptibles d’acheter des produits ou de travailler pour une entreprise engagée en faveur de la préservation de l’environnement. Valérie Soubiran, directrice marketing senior pour la France, le Moyen-Orient et l’Afrique, Qlik revient sur la nécessité d’avoir recours à la data pour mieux surveiller les indicateurs liés aux valeurs ESG des entreprises, afin de pouvoir réellement mesurer les efforts réalisés dans ces domaines.

Afin d’attirer les clients et les talents, les entreprises ressentent un besoin grandissant de prouver leur engagement en faveur des principes ESG. Cependant, est-il vraiment facile de mettre en avant les efforts consentis en faveur de l’écologie ? Pour beaucoup, la réponse réside dans les données : assurer le suivi d’un éventail d’indicateurs variés permet de démontrer l’impact de l’organisation sur l’environnement et la société. Ainsi, la tendance au reporting dans ce domaine est à la hausse.

En effet, selon une étude récente menée par KPMG, 80 % des plus grandes entreprises surveillent leurs efforts en matière de développement durable sous une forme de reporting ou une autre, alors qu’elles n’étaient que 13 % en 1993. Toutefois, le manque d’indicateurs normalisés et partagés entre les entreprises signifie que les données collectées ne seront comprises que par un nombre limité de personnes. Si les renseignements obtenus sont spécifiques à une entreprise, quelle est la part de ces informations qui fait sens aux yeux des clients, des collaborateurs, des investisseurs ou des régulateurs, auxquels elles sont destinées ? En l’absence de normes, les indicateurs ESG risquent d’être mal compris. Une enquête menée par Deloitte a révélé que le manque de transparence concernant les pratiques et les valeurs éthiques constitue un critère important aux yeux des consommateurs, ce qui empêche 34 % d’entre eux d’investir dans certaines marques.

Il ne s’agit pas simplement d’un problème externe à l’entreprise. En dépit de l’augmentation du reporting en matière d’ESG, PwC rapporte également que 37 % des dirigeants considèrent l’absence de normes (couplée à la complexité réglementaire) comme un obstacle majeur au développement des pratiques dans ce domaine. Malgré l’abondance de données disponibles générées et partagées avec les principales parties prenantes, les entreprises qui réalisent ce type de reporting elles-mêmes ne sont pas toujours confiantes dans la manière de les interpréter ou de les présenter.

La data literacy au service des individus et de la planète

Une étude menée par le Data Literacy Project a montré qu’en dépit de la hausse significative en matière d’exploitation des données, seuls 24 % des employés dans le monde se sentent pleinement capables de déchiffrer, d’exploiter, d’analyser et d’argumenter avec les données.

Comme le montre cependant l’intensification des débats portant sur l’environnement et la justice sociale, la nécessité de raconter une histoire à partir des données peut avoir un impact qui va au-delà du simple fait  d’attirer des clients, d’embaucher des collaborateurs ou de cibler des investisseurs. La capacité à comprendre les données ESG permet d’améliorer la prise de décisions et avoir ainsi de réelles conséquences sur les individus et la planète. Au plus haut niveau, les données contribuent à une prise de décisions éclairée afin d’atteindre des objectifs majeurs, comme ceux qui ont été fixés par la Convention-cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

C’est là que les normes de reporting internationales concernant les données ESG prennent toute leur importance. Si les objectifs définis concernant les émissions carbone peuvent sembler légèrement nébuleux, toutes les entreprises ont désormais la possibilité de s’aligner sur les préconisations des organisations internationales qui mènent ce changement. Et tout cela commence par l’assurance d’une compréhension totale des informations disponibles.

Pour citer un exemple, l’un des principaux points discutés lors de la COP 26 concernait le maintien de l’engagement de la communauté internationale à limiter l’augmentation de la température moyenne sur la planète à 1,5 degré. Cet objectif a été fixé en se fondant sur des arguments scientifiques pressants et pourtant, même les plus grandes entreprises éprouvent des difficultés à comprendre comment leurs activités sont directement liées à cet objectif. Grâce à une meilleure
compréhension des données et à la capacité à déchiffrer les renseignements obtenus afin de mieux percevoir l’histoire qu’ils racontent, les entreprises sont bien plus à même d’aligner leurs activités sur les objectifs définis à l’échelle internationale et de prendre des décisions cruciales.

Démocratiser la responsabilité concernant le changement climatique

Une partie du défi réside dans le fait que tout le monde ne peut pas être un expert du climat. Afin de communiquer précisément ses données ESG, chaque entreprise doit pouvoir les présenter d’une manière qui soit facile à comprendre pour les utilisateurs. De ce fait, toutes les parties prenantes peuvent uniformiser leurs efforts proactivement et durablement. Le fait de développer des scénarios et des simulations fidèles en toute transparence permet à chaque membre de l’organisation de comprendre les actions essentielles qui doivent être mises en œuvre.

La clé serait donc de rendre les données consommables par les utilisateurs quotidiennement. Celles-ci peuvent être détaillées, voire résulter de calculs complexes qui se fondent sur de multiples sources différentes. Néanmoins, les entreprises doivent donner à leurs collaborateurs les moyens de se les approprier et d’exploiter les renseignements qui en découlent pour remplir leurs fonctions, plutôt que d’avoir à mettre leurs tâches en pause afin de déchiffrer d’immenses volumes d’information.

Toutes les entreprises ont un rôle à jouer afin d’apporter une réponse à l’urgence climatique. La capacité à comprendre et à communiquer sur les données de manière précise viendra non seulement soutenir les efforts de chacune d’entre elles, mais permettra également de jeter les bases d’une action coordonnée et informée à l’échelle internationale.
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