Le secteur de l’eau, qu’il s’appuie sur des régies publiques ou des opérateurs privés, incarne par nature la circularité et la sobriété. Pourtant, lorsqu’un équipement électronique industriel – automate de pilotage, variateur de pompe, onduleur ou ballast de lampe UV – tombe en panne, la réponse la plus courante reste encore le remplacement pur et simple. Une forme d’inertie que la société ASERTI Electronic, fort de plus de 30 ans d’expertise dans l’industrie, a décidé de bousculer en déployant une offre de services complète dédiée au monde de l’eau.
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De l’eau potable à l’assainissement, le fonctionnement du secteur repose sur une véritable chaîne industrielle : captage, traitement, transport, rejet des eaux usées… Un cycle entièrement dépendant d’équipements électroniques toujours plus nombreux : automates, variateurs, onduleurs, IHM, ballasts UV.
Traditionnellement, lorsqu’un de ces matériels cesse de fonctionner, il est remplacé. « Un paradoxe pour un secteur qui se veut par essence circulaire : il n’y a pas plus circulaire que le cycle de l’eau », lance Matthieu Gillet, responsable du développement de nouveaux marchés chez ASERTI. La société, spécialiste de la réparation électronique industrielle, structure aujourd’hui son expertise pour faire de la réparation et du reconditionnement non plus des solutions ponctuelles, mais une véritable norme de fiabilité, d’économie et de durabilité.
La fiabilité industrielle au service de l’eau
Le cœur du métier d’ASERTI repose sur le service et la résolution de problématiques concrètes. Son offre s’inscrit pleinement dans les logiques de l’économie circulaire : réparer et réemployer du matériel électronique multimarques, tous types confondus.
La réparation s’accompagne systématiquement d’une démarche de fiabilisation. À chaque intervention, les composants dont la durée de vie est connue – condensateurs, optocoupleurs, etc. – sont préventivement remplacés. L’objectif est clair : « éviter que le produit ne revienne chez nous pour une nouvelle réparation ». Cette méthodologie éprouvée permet au groupe d’offrir deux ans de garantie sur ses réparations, gage de fiabilité et de performance.
L’enjeu économique est majeur pour les collectivités et exploitants, particulièrement dans un contexte budgétaire contraint : une réparation coûte en moyenne entre 50 % du prix d’un matériel neuf. Des économies d’autant plus déterminantes que le remplacement « à l’identique » s’avère parfois impossible, obligeant à renouveler un système complet.
ASERTI encourage également le réemploi en rachetant les équipements électroniques industriels désinstallés, toutes marques et tous états confondus. Ces matériels rejoignent ensuite un circuit de reconditionnement certifié par le label européen RecQ (Reconditionnement de Qualité), garantissant traçabilité, tests, dépollution, maintenance préventive ou réparation, et remise en garantie avant revente. Une démarche qui permet aux clients de réduire leurs stocks tout en contribuant activement à l’économie circulaire.
Un processus d’expertise pensé pour rassurer
Pour convaincre un secteur historiquement tourné vers le neuf, ASERTI a bâti un processus de service rigoureux et transparent. Le matériel en panne est collecté gratuitement via une navette dédiée. Dès son arrivée dans l’un des 15 centres de services français, chaque équipement est photographié, enregistré dans l’ERP et doté d’un QR code unique pour une traçabilité parfaite.
L’expertise (gratuite) est ensuite confiée à plus de 100 techniciens électroniciens, qui utilisent un outil interne, Aserscan, associé à un oscilloscope, pour analyser chaque composant sans l’endommager et déterminer s’il est « fonctionnel, en dérive ou défectueux ». À l’issue du diagnostic, ASERTI transmet un devis de réparation incluant la maintenance préventive, sans coût pour le client ou le prospect. « L’idée est de lui donner toutes les cartes en main, d’être neutre jusqu’à ce point : oui, on peut réparer, ou non, parce que parfois ce n’est simplement pas possible », précise Matthieu Gillet.
Les tests sont adaptés à chaque type de matériel : les variateurs de fréquence sont évalués en dynamique sur moteur grâce à plus de 400 bancs de test développés en interne, tandis que les cartes électroniques spécifiques sont (testées) en statique.
La métrologie, un complément décisif
Atout stratégique pour les acteurs de l’eau : la synergie entre ASERTI Electronic et l’activité de métrologie qui regroupe ASERTI Metrology, MI Métrologie et Precitek 3D. Tandis que la première entité se concentre sur la réparation, la seconde assure l’étalonnage, la vérification et l’ajustage des instruments de mesure – température, débit, pression, temps, fréquence –, essentiels au pilotage des installations.
L’exemple du site de Sucy en Brie illustre cette complémentarité. Un appareil de mesure défectueux peut être réparé électroniquement par ASERTI Electronic avant d’être immédiatement dirigé vers les laboratoires métrologie pour contrôle et ajustage. Un parcours intégré qui garantit à l’exploitant une solution complète de fiabilisation.
Vers une nouvelle norme pour le secteur de l’eau
Grâce à ses implantations régionales, Electronic accompagne les acteurs du petit cycle de l’eau – potabilisation, assainissement – ainsi que ceux de domaines connexes comme l’hydroélectricité ou la méthanisation. Le groupe entend démontrer qu’il est possible d’allier fiabilité, économies et exigences environnementales grâce au matériel réparé et reconditionné.
« Nous voulons faire de la réparation la norme fiable et économique, pour enfin aligner les pratiques de maintenance du secteur de l’eau avec sa vocation intrinsèque de circularité », laisse entendre Matthieu Gillet.