Après deux ans d'expérimentation sur la station d'épuration de Ouistreham (14), plusieurs collectivités, Brive-la-Gaillarde (19), La Baule (44) et Nîmes (30), viennent d'équiper leurs stations d'épuration du procédé de traitement des boues Mycet élaboré par Stereau, la filiale ingénierie et travaux du groupe Saur. Basé sur l'action d'un cocktail de champignons, ce procédé biologique aérobie permet de réduire la production de boues de 30 à 40 %. La communauté d'agglomération de Brive, qui vient de mettre en eau sa nouvelle station d'épuration de Gourgue-Nègre (215 000 EH), a ainsi investi 1,5 million d'euros HT dans Mycet, sur les 48 millions du projet, et espère obtenir une économie à l'exploitation de l'ordre de 250 000 euros HT. Le procédé, mis en place dans un bassin de 5 000 mètres cubes, va produire 8 tonnes de boues par jour, dont une tranche fixée à 26 % de siccité. Deux tranches conditionnelles sont également prévues, une pour le séchage des boues avec des siccités comprises entre 60 % et 90 %, l'autre pour une incinération spécifique. Des filières qui permettront de limiter le transport vers une valorisation agricole, pour épandage ou compostage.