GE Water, la filiale eau de General Electric, regroupe procédés membranaires et production de produits chimiques pour le traitement de l'eau. Ces deux activités se partagent à part égale le chiffre d'affaires mondial eau du groupe, soit 2,5 milliards de dollars par an chacune. Avec deux sites de production de membranes, en Hongrie et aux États-Unis, les traitements physiques ont aujourd'hui le vent en poupe.
Sur ce marché mondial de plus de 500 millions dollars (UF et BRM) soumis à une concurrence internationale ( Koch, Norit, Siemens, Toray...), les projections de croissance sont à deux chiffres. « En Australie, nous avons remporté récemment un contrat pour le traitement des eaux industrielles issues de l'extraction de gaz de charbon qui implique ultrafiltration, osmose inverse et procédé d'évaporation. Ce marché de traitement des eaux lié à l'extraction de gaz et de pétrole, va doper la demande au niveau mondial », souligne Michel Mercusot, directeur partenariats et grands projets de GE Water au niveau mondial.
Présent début novembre à Aquatech Amsterdam, GE Water en a profité pour présenter sa dernière génération de bioréacteurs à membranes (BRM), LEAPmbr, lancée au cours de l'été 2011 (lire Hydroplus n° 205, p. 48) et commercialisée début 2012. Ce procédé réduit de 30 % la consommation d'énergie grâce à une innovation brevetée sur l'aération.
« LEAPmbr a été conçu dans le cadre d'Ecomagination, un programme interne établi sur le développement d'innovations environnementales sur lequel GE consacrera 10 milliards de dollars sur les cinq ans à venir .» Adapté au marché des eaux usées municipales, son potentiel de développement est important. « En Chine, en Inde ou dans certains pays de l'Est, beaucoup de grandes villes ne sont pas encore équipées de stations d'épuration. Notre procédé, qui permet une réutilisation en irrigation ou pour l'industrie, est adapté à leurs besoins. »