Spécialisée dans l'élaboration de textiles lumineux par tissage de fibres optiques connectées à des leds, la société lyonnaise Brochier Technologies élaborera entre janvier 2012 et juillet 2015 un nouveau procédé d'oxydation avancé des effluents aqueux. Soutenu à hauteur de 650 000 euros par l'Agence nationale de la recherche ( ANR), ce projet de 1,5 million d'euros sera mené avec deux laboratoires de l'université de Lyon I et de l'Insa de Toulouse. Il s'agira d'adapter la solution de Brochier Technologies au traitement de l'eau. Un premier développement a déjà permis de l'appliquer au traitement de l'air (projet Photex).
Les études commenceront par la mise au point du média photocatalytique en fonction de la densité, du diamètre et de la nature des fibres textiles utilisées et des méthodes de dépôt du photocatalyseur, le dioxyde de titane. Son efficacité sera testée en laboratoire sur deux polluants modèles (acide formique et insecticide), puis appliquée sur le terrain à des effluents phytosanitaires. « L'objectif du projet est de développer un nouveau procédé dimensionné pour dégrader ces polluants. Deux systèmes photocatalytiques sont déjà agréés par le ministère de l'Écologie sur le traitement des effluents phytosanitaires. Mais contrairement à ces techniques qui réalisent une irradiation de surface du catalyseur par des lampes UV, nous pourrons immerger le média lumineux dans le volume à traiter et augmenter l'efficacité du traitement », souligne Laure Péruchon, chef de projet chimie, environnement, santé chez Brochier Technologies.