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EAU

Protéger la ressource par conversion au bio

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2012
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Alors que dans le Nord-Pas-de-Calais, les surfaces en bio atteignent péniblement 0,9 % de la surface agricole, l'aire d'alimentation de captage de Saint-Aubin-Sars-Poteries a atteint les 6 % fixés par le Grenelle grâce à une concertation réussie. « Dès 2005, nous avons commencé à réfléchir sur l'apport du bio pour la protection de l'eau », précise Sébastien Labrune, chef du service agriculture et écologie rurale à l'agence de l'eau Artois-Picardie. En 2006, Saint-Aubin-Sars-Poteries est choisie comme territoire pilote de la première opération de reconquête de la qualité de l'eau (Orque) en raison de ses problèmes de nitrates et de phytosanitaires. Un comité de pilotage, rassemblant Noréade, le syndicat intercommunal de gestion des eaux, les acteurs agricoles et locaux, l'agence de l'eau et la Région a été mis en place pour co-construire une méthodologie d'action. Le groupement d'agriculture biologique Nord-Pas-de-Calais (Gabnor) a ensuite rencontré les agriculteurs volontaires afin d'établir un diagnostic eau de leur exploitation et construire des scénarios de passage au bio. « On simule les impacts sur la ressource en eau, mais aussi les impacts techniques et économiques pour étayer leur prise de décision », explique Sarah Staub, chargée de mission protection de l'eau au Gabnor. Bilan ? 281 hectares ont été convertis au bio, soit 6 % de la surface agricole. L'action a ensuite essaimé dans toute la région de l'Avesnois avec 1 843 hectares convertis entre 2008 et 2011. « Aborder la conversion à l'agriculture bio par la protection de l'eau nous a permis de démultiplier notre action », ajoute Sarah Staub. Le Sage Sambre-Avesnois a depuis introduit dans son plan d'aménagement et de gestion durable l'objectif ambitieux de 30 % de surfaces agricoles en bio et 90 % sur l'aire d'alimentation de captage d'ici à 2022. Une expérience plus que probante pour l'agence de l'eau, qui a renouvelé son partenariat avec le Gabnor sur cinq territoires régionaux jugés propices à la conversion par une aide au financement de conseillers agricoles. Avec le 10e programme, ces actions devraient prendre une autre ampleur. « Cinq millions et demi d'euros seront affectés au bio, contre seulement 600 000 euros entre 2007 et 2012. Il faut continuer l'effort pour l'élevage, mais aussi s'attaquer aux grandes cultures consommatrices d'intrants », insiste Sébastien Labrune.


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