Depuis le début 2013, les effluents des usines al sa-ciennes des groupes Novartis, Ciba-BASF et TFL sont traités par la station d'épuration des eaux industrielles de Bâle. La conséquence de l'arrêt de la station d'épuration que ces sociétés suisses exploitaient depuis trente ans sur leur site de production de Huningue (Haut-Rhin). Une décision due au renforcement par la Dreal Alsace des normes de rejets dans le Rhin de l'installation d'une capacité de 30 000 équivalent-habitants. « Deux solutions se présentaient : moderniser la station ou la démanteler et se raccorder à la voisine de Bâle. Après examen des coûts respectifs, nous avons choisi la seconde option », relate Claude Muller, chef de projet à Novartis. L'opération d'un peu plus de 10 millions d'euros inclut la pose d'une conduite de quelques kilomètres sous un pont-frontière. Propriétaire de la station de Huningue, Novartis a accepté en outre de dépolluer le site de ses déchets d'origine antérieure, principalement le lindane, entreposé dans un passé plus lointain par l'ancien groupe français Ugine-Kuhlmann. Le groupe suisse héritera alors d'un terrain remis à neuf sur lequel il pourrait bâtir de nouveaux locaux de recherche-développement.