Selon la convention préparée par l'Organisation maritime internationale ( OMI), qui entrera en vigueur dès que les signataires représenteront 35 % du tonnage mondial transporté (29 % aujourd'hui), les na vires devront traiter leur eau de ballast. Le système CleanBallast de l'allemand RWO, racheté par Veolia, est déjà approuvé. La solution proposée est une électrochlora-tion, pouvant traiter jusqu'à 3 750 m3 / heure. Un courant électrique est appliqué à des électrodes plongées dans l'eau. Elles produisent alors des radicaux OH capables d'éliminer bactéries et organismes. Celui du norvégien Redox, dont Suez Environnement est actionnaire, combine ozone et rayons ultraviolets pour traiter 3 000 m3 /heure. Bio-UV, quant à lui, mise sur les UV. Son système a déjà passé avec succès les tests sur un bateau de l'armateur marseillais Marfret. Elle a aussi développé un partenariat avec CMA CGM pour valider sa solution d'une capacité de traitement de 1 000 m3 /heure, sur un des navires du groupe. « La puissance électrique consommée est régulée et ajustée selon le type d'eau rencontrée dans les ports », in dique Benoît Gillmann, son P-DG. Dans les trois cas, préalablement à l'action chimique, l'eau est filtrée mécaniquement puis désinfectée lors du ballastage et de nouveau désinfectée lors du déballastage.