Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?
EAU

Détecter rapidement les micro-algues toxiques

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2013
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Hydroplus
« Nous avons développé un test rapide, fiable et quantitatif pour détecter la présence de la micro-algue toxique Alexandrium minutum dans les eaux de mer », annonce Catherine Dreanno, chercheur à l'Ifremer de Brest. Ce test immunochromatographique se présente sous la forme d'une bandelette. Des anticorps spécifiques à l'algue sont fixés au niveau d'une ligne sur une membrane. L'extrémité de la membrane est trempée dans l'échantillon d'eau de mer et les micro-algues migrent lentement jusqu'à la ligne d'anticorps, où ils sont piégés. Un couplage des anticorps à des billes magnétiques, permet de quantifier le nombre d'algues dans l'échantillon à l'aide d'un lecteur magnétique. Ce test sera utilisable par tout le monde en 30 minutes, et pas uniquement par des experts en reconnaissance d'algues. Actuellement, les tests durent 2 heures au minimum et sont peu fiables. Ils nécessitent le transport de l'échantillon au laboratoire, puis l'identification au microscope, avec un fort risque d'erreur. Pourtant, identifier avec certitude la présence d'A. minutum dans l'eau de mer présente un double intérêt de santé publique et économique. Dans certaines conditions, A. minutum se développe et produit des toxines paralysantes, accumulées ensuite en fortes concentrations dans la chair des coquillages de consommation. La toxine est responsable de syndromes paralytiques qui peuvent être mortels. La consommation des coquillages est alors interdite. Mis au point en collaboration avec la société Magnisense et le CEA et financé par l'institut Carnot (projet Adequat), ce test est actuellement en phase d'optimisation. Dès l'été 2013, une grande phase de test avec des échantillons de terrain sera lancée par les laboratoires de surveillance. Catherine Dreanno explique : « Pour valider le test, ils compareront les résultats obtenus avec ceux de la technique d'observation au microscope. Mais ils sont déjà convaincus. »


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Aesch : comment BWT Pharma & Biotech France fait rimer eau ultra-pure et sobriété hydrique ?
Aesch : comment BWT Pharma & Biotech France fait rimer eau ultra-pure et sobriété hydrique ?
Comment Ilion Water Technologies s'inspire de la nanofluidique pour optimiser le dessalement de l’eau ?
Comment Ilion Water Technologies s'inspire de la nanofluidique pour optimiser le dessalement de l’eau ?
À Sèvres, le micro-tunnelier « Estelle » modernise le réseau d’eau sans couper l’alimentation
À Sèvres, le micro-tunnelier « Estelle » modernise le réseau d’eau sans couper l’alimentation
Dossier/2 | Vincent de Sepulveda, d'Ecofilae : « La réutilisation des eaux de piscine s’inscrit dans un projet territorial »
Dossier/2 | Vincent de Sepulveda, d'Ecofilae : « La réutilisation des eaux de piscine s’inscrit dans un projet territorial »
TOUS LES ARTICLES EAU
Les plus lus