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Les nanotechnologies au service de l'énergie osmotique

LA RÉDACTION, LE 1er MAI 2013
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En publiant dans la revue Nature du 28 février 2013 un article sur l'utilisation de nanotubes dans le domaine des membranes, une équipe de physiciens du CNRS pourrait bien relancer le développement de l'énergie « bleue ». Cette énergie est basée sur le phénomène naturel d'osmose, qui tend à équilibrer chimiquement deux solutions de concentrations différentes séparées par une membrane. Seul un gradient de salinité suffisant est nécessaire. Les embouchures des fleuves sont donc les futurs gisements de cette ressource renouvelable, accessible et indépendante des conditions météorologiques. Cependant, son exploitation s'est jusqu'alors heurtée à des problèmes de rentabilité, liés aux faibles rendements des techniques expérimentées. Trois procédés sont en développement. La technique PRO (Pressure Retarded Osmosis) valorise par turbinage le flux d'eau généré par une différence de concentration saline de part et d'autre d'une membrane semi-perméable. Avec la RED (Reverse Electro Dialysis), l'électricité est directement produite par la migration d'ions salins à travers une membrane ionique sélective. La VPDU (Vapour Pressure Différence Utilisation) exploite, quant à elle, la différence de pression de vapeur de l'eau douce et de l'eau de mer. Ces technologies ne sont pas encore matures et seuls trois prototypes PRO sont opérationnels (en Norvège, au Japon et aux États-Unis). En 2012, une équipe de physiciens de l'Institut Lumière Matière (CNRS – Université Claude Bernard Lyon 1), en collaboration avec l'Institut Néel (CNRS), a ouvert une voie intermédiaire, en étudiant la dynamique des fluides à travers une membrane imperméable percée par un nanotube de nitrure de bore (NB). L'écoulement osmotique d'un réservoir d'eau douce à un réservoir d'eau salée dans ce nanotube a créé un courant d'une intensité de l'ordre du nanoampère, ce qui augure des rendements mille fois supérieurs aux prototypes de centrales osmotiques actuellement en service. Le Laboratoire des multimatériaux et interfaces de l'université Lyon 1 travaille déjà à la fabrication d'une membrane de nanotube de Bore-Azote. Elle pourrait atteindre une productivité d'environ 4 kW/m2 , contre seulement quelques watts pour les membranes semi-perméables utilisées en PRO. « Nous nous donnons deux ans pour développer un prototype de laboratoire. Mais l'arrivée de cette technologie à une échelle industrielle prendra vraisemblablement une dizaine d'années », commente Lyderic Bocquet, professeur de physique à l'institut Lumière Matière. Ces travaux bénéficient des soutiens de l'ERC (European Research Council) et de l'ANR (Agence nationale de la recherche).


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