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Soutenir un partage cohérent de la ressource

LA RÉDACTION, LE 1er JANVIER 2014
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L'agence de l'eau Loire-Bretagne a déjà accompagné l'élaboration de 28 schémas directeurs départementaux. Pourquoi avoir imposé cet outil ? Cette vision départementale est particulièrement adaptée à notre bassin, en proie à la nécessité de partager une res­ source fragilisée. Elle permet de synchroniser les besoins et les moyens des collectivités, de projeter des travaux cohérents du système d'alimentation en eau potable en s'affranchis­ sant des éventuels clivages politiques. En 2006, nous avons donc sollicité le bureau d'études Safège pour qu'il éla­ bore un modèle de cahier des charges des schémas direc­ teurs départementaux d'ali­ mentation en eau potable. Depuis, dans les neuvièmes (2007­2012) et dixièmes pro­ grammes (2013­2018), nous conditionnons les finance­ ments des gros travaux d'eau potable (interconnexions, forages et usines de traite­ ment) aux préconisations de ces schémas. Si une collecti­ vité décide de s'interconnecter avec une voisine uniquement par affinité, elle devra se passer de nos aides. L'agence de l'eau Adour­Garonne mène la même politique. La sécurisation du bassin est-elle aujourd'hui assurée ? La situation est très contras­ tée. Dans l'est du bassin, où les ressources sont nom­ breuses et abondantes, les besoins de sécurisation sont faibles. C'est l'inverse dans l'ouest qui cumule déficit quantitatif et forte demande estivale. Le cas de la Beauce est à part puisque les inter­ connexions déployées s'appa­ rentent plus à de la substitu­ tion de ressource qu'à de la sécurisation. Par vigilance, nous conditionnons dans ce cas les financements de conduites à l'engagement de contrats territoriaux de lutte contre la pollution diffuse. D'autant plus que 223 res­ sources risquent encore d'être abandonnées sur le bassin, majoritairement en région Centre (117, dont 70 en Eure­ et­Loir). Sur le neuvième programme, nous avons glo­ balement soutenu 371 opé­ rations d'interconnexions pour 312,9 millions d'euros de travaux. Les principales opérations liées à la mise en place d'interconnexions structurantes, en Vendée, en Ille­et­Vilaine ou dans le Morbihan, sont aujourd'hui derrière nous. Cela dit, le ren­ forcement de la conduite de secours entre Nantes et Saint­Nazaire restera probablement l'opéra­ tion la plus importante du dixième programme sur l'eau potable. Le renouvellement des réseaux d'eau potable est-il intégré à cet enjeu ? Avant d'envisager des travaux de sécurisa­ tion, les collecti vités doivent apprécier la performance de leur patrimoine et le rende­ ment de leurs réseaux. C'est la priorité. Nous ne finançons les intercon­ nexions que pour des rendements supérieurs à 75 % en milieu rural et 85 % en milieu urbain. En revanche, nous ne soutenons pas les travaux de renou­ vellement car avec 34 % du linéaire national de réseau, nous devrions augmenter nos redevances de 50 % à plus de 100 %. l


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