L'agence régionale pour l'environnement (Arpe) de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur a rendu publique une évaluation de deux ans portant sur les performances des bioréacteurs à membranes (BRM) pour le traitement des eaux usées. L'étude, qui s'appuie sur le suivi technique des treize stations d'épuration, a été complétée par des données de l'Irstea et du conseil général du Finistère. Première qualité reconnue : l'efficacité des BRM à éliminer la majorité des virus et des bactéries, en plus de la pollution dissoute et non dissoute. L'autre avantage de cette technologie est son emprise au sol. « Les bassins biologiques des BRM peuvent être jusqu'à deux fois plus compacts qu'un bassin de décantation », explique Gilles Malamaire, chargé de mission de l'Arpe Paca. L'étude met aussi en évidence plusieurs inconvénients des BRM. La technique est d'abord très énergivore et les membranes sont sensibles au colmatage. L'élimination de l'azote et du soufre n'est pas optimale. Enfin, l'exploitation d'un BRM nécessite un suivi technique rigoureux. « Nous conseillons de limiter la mise en œuvre de BRM aux unités avec une contrainte de place importante, un niveau de rejet exigeant sur le carbone, les matières en suspension et la bactériologie et lorsque l'on envisage de réutiliser les eaux usées traitées », indique Gilles Malamaire.