Le Syndicat des eaux d'Île-de-France ( Sedif) et son délégataire Veolia Eau ont dressé un premier bilan du programme Eau solidaire, mis en place en 2011 pour aider les consommateurs les plus démunis à payer leurs factures ou leurs charges d'eau. L'action se décline en trois volets : l'urgence, qui fournit une aide financière aux usagers en difficulté ; l'assis-tance, qui gère l'animation et le suivi du programme avec les CCAS (centres communaux d'action sociale) et les conseils généraux ; et la prévention, qui vise à sensibiliser les usagers à la maîtrise de leur consommation. Pour les consommateurs en immeuble collectif (non abonnés au Sedif), le volet d'urgence s'appuie sur le fonds de solidarité pour le logement (FSL) pour réduire les charges de l'eau. Pour les abonnés du Sedif, Eau solidaire a créé en 2011 le chèque d'accompagnement personnalisé (CAP), qui est devenu, le 1er janvier 2014, l'aide Eau solidaire. En trois ans, 16 000 foyers ont été soutenus grâce au volet d'urgence d'Eau solidaire ; « 80 % des bénéficiaires sont les mêmes d'année en année », précise Christian Cambon, vice-président du Sedif. Le programme, qui s'inscrit dans l'expérimentation permise par la loi Brottes, est pourvu d'un budget annuel de plus de 2 millions d'euros. Le Sedif lance en 2015 une expérimentation de l'extension de l'aide Eau solidaire aux non-abonnés dans quinze villes pilotes. Si les résultats sont concluants, il sera envisagé une généralisation du dispositif à l'ensemble du territoire du Sedif d'ici à 2016.