Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié la synthèse d'une étude sur la mesure en continu dans le domaine de l'eau. Financée par l'Onema et pilotée par les trois pôles de l'eau Hydreos, Dream et Eau, elle fournit une analyse coûts-avantages à travers neuf cas concrets dans les domaines de la protection de la ressource en eau potable, de l'évaluation de la qualité des masses d'eau et du contrôle des rejets d'assainissement et la surveillance des eaux littorales. Il apparaît que si le coût d'investissement de la mesure en continu est perçu comme un frein, la technologie apporte des gains liés aux risques évités, comme le fait d'anticiper et de limiter les impacts de la pollution. L'absence de réglementation reste un frein majeur au développement de la pratique. « Aujourd'hui, la mesure en laboratoire est la seule prévue dans la réglementation. La mesure en continu est uniquement utilisée comme complément d'information », explique Sophie Altmeyer, chargée de mission au pôle Hydreos. Un groupe de normalisation travaille à l'élaboration d'une norme sur la mesure des performances des capteurs au sein du Comité européen de normalisation (CEN). Cette norme pourrait contribuer à faire entrer la mesure en continu dans la réglementation. FC