ACO, ce ne sont pas que les caniveaux en béton de résine ! Tel est l'un des mots d'ordre de François Desebbe, le nouveau directeur général d'ACO France, qui en était le directeur financier depuis 2009. Le dirigeant, diplômé de l'école de commerce Audencia, est aux commandes d'un plan d'actions sur cinq ans en vue de faire grimper le chiffre d'affaires de 45 à 60 millions d'euros entre 2014 et 2017 dans les régions sous sa houlette, la France, l'Amérique du Sud, l'Afrique – et le nombre de collaborateurs de 200 à 230. Il entend ainsi accroître la notoriété du groupe allemand sur ses différentes activités, des systèmes de drainage en intérieur et extérieur, à l'infiltration ou au prétraitement des eaux pluviales. ACO s'appuie sur deux nouvelles usines qui verront le jour en 2015. La première, sur le site actuel de Notre-Dame-de-l'Isle, en Normandie, fabriquera des produits en inox jusque-là réalisés en République tchèque. De la seconde, près de São Paulo (Brésil), il sortira des gammes en béton polymère.
En parallèle, François Desebbe veut insuffler à ses équipes un « esprit start-up » qui n'est pas étranger à ses années passées au sein d'entreprises innovantes du secteur numérique, Cytale et N e t i n a r y. Des e f f o r t s tous azimuts s'engagent, industriels et marketing pour dynamiser l'image de l'entreprise, commerciaux pour « chasser les projets en amont du réseau de distribution et devenir prescripteur ». Dans cet objectif, le site normand doit ouvrir en 2015 un espace d'exposition des produits et de formation du personnel et d'interlocuteurs externes, dont les clients.
Avec, en interne, « plus de communication et de transparence ». Un thème cher au quadragénaire qui débuta sa carrière comme contrôleur de gestion chez Valeo. Est-ce depuis sa traversée de l'Amérique du Sud à vélo, en 2002-2003, qu'il a cultivé son goût pour les relations humaines ? Il tient, en tout cas, à instaurer un « management participatif ». Il s'est entouré d'un comité de direction, a créé un groupe de travail sur la cohésion sociale, à parité hommes-femmes et cadres-non-cadres, ayant abouti à l'ouverture d'une cantine interne, et il se rend chaque mois auprès du personnel de l'usine pour rendre compte de son action.