Aux côtés d'associations (LPO), de fédérations (de pêche), d'agriculteurs (ils en sont les premiers gestionnaires), de CPIE et de Maisons de l'environnement, les conservatoires d’espaces naturels sont aussi de la partie : celui du Limousin organise, le 7 février, les rencontres du Réseau partenarial des données sur les zones humides (ZH). Plusieurs chantiers de restauration ou de sauvetage d'amphibiens (dans le PNR du Gâtinais français) sont prévus. Tout comme des conférences portant soit sur les milieux (la mangrove, par la Frapna-Rhône), soit sur des enjeux et pratiques : rôle de ces écosystèmes et services qu´ils rendent aux populations, régulation de l'eau, production de bois, etc. Les millénaires mais fragiles tourbières sont à l'honneur, avec la découverte de travaux de restauration, dans le Doubs, dans le cadre du Life tourbières du Jura, qui mobilise huit millions d'euros et concerne 60 tourbières.
Dans le Finistère, où les zones humides sont légion et occupent près de 10% du territoire, soit trois fois plus que la moyenne nationale, cette manifestation est l'occasion d'observer des oiseaux d'eau, en hivernage et des migrateurs. Chaudes tenues et jumelles sont aussi conseillées par la communauté de communes des Grands Lacs (Landes) qui, comme bien d'autres, a répondu à l'appel. Un engouement, un intérêt rassurants, qui font écho à la dynamique enclenchée par les plans nationaux en faveur de ces milieux. Dans sa troisième et dernière mouture de juin 2014, le développement de la connaissance figure au rang d'axe prioritaire. Public et professionnels savent-ils qu'en seulement trois décennies, les deux tiers des zones humides ont disparu en métropole ? Ce plan national recommande aussi d'orienter et de multiplier sur le sujet les supports pédagogiques destinés aux élus.MBLe programme des manifestations en France et en outre-mer