En 2012, le BRGM mettait en ligne BDLISA, une base de données recensant l'ensemble des formations géologiques aquifères de France métropolitaine et d'outre-mer (à l'exception de Mayotte). « Il a fallu dix ans pour remettre à plat la méthodologie pour caractériser un aquifère plat », reconnaît Alexandre Brugeron, hydrogéologue au BRGM chargé du projet. Plusieurs versions bêta incomplètes se sont alors succédé, jusqu'à la version 1 consolidée parue cet automne. « La BDLISA a désormais vocation à être mise à jour tous les deux ans », pré-cise l'hydro géologue. La méthodologie permettant de délimiter les formations alluviales aquifères a été revue. Le même travail sur la méthodologie a été amorcé pour les formations karstiques, lequel sera poursuivi dans les futures versions. Les utilisateurs ont la possibilité de faire remonter les erreurs, demandes d'évolution ou interrogations qui alimenteront la mise à jour du référentiel. Un groupe de travail associant le ministère de l'Écologie, l'Onema, le BRGM, les agences de l'eau et les Dreal de bassin se réunit deux fois par an pour orienter les futurs tra-vaux d'amélioration. Mais le processus de mise à jour de la BDLISA est assez lourd, car il s'agit du plus gros référentiel du système d'information sur l'eau (SIE) en matière de volume de données. Parmi les évolutions envisagées figure l'intégration de valeurs d'épaisseur et de profondeur des nappes. Pour l'instant, la base de données ne permet de représenter qu'une succession relative d'entités hydrogéologiques. À la demande du groupe de travail, la prochaine version sera disponible à la fin 2017. « Certaines agences souhaitent réviser la délimi-tation de leurs masses d'eau souterraine en vue du prochain cycle de gestion de la DCE », indique Alexandre Brugeron. PRB